« Être en paix avec nous-même et avec notre corps est le plus grand défi de notre vie, car c’est celui qui nous permet aussi d’être en paix avec les autres. »

Laura Stromboni

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Massages pour l’acceptation du corps

avec le parcours tantrique

L’objet de cet article est de faire un point sur l’aide que pourra apporter le massage pour celui ou celle qui est dans une démarche d’acceptation de son corps.

Nous verrons que l’éloignement du corps est un héritage culturel qui contient en lui-même le germe du retour au corps.

Nous verrons comment nous libérer des deux empêchements que sont la peur et la honte du corps.

Nous nous demanderons comment les massages peuvent aider à accepter la vue du corps ou de certaines parties 👁️, le plaisir du toucher 🖐️ et même l’énergie sexuelle en nous 🔥.

Nous conclurons sur l’aide qui pourra être trouvée chez Les Mais qui font du bien pour qui souhaite avancer vers l’acceptation complète de son corps.

Buste de statut grecque de nu masculin, abimé par le temps, et texte « Ce corps haï et adoré »

Ce corps haï et adoré… une longue histoire !1

Avertissement : le massage bien-être permet une expérience corporelle utile pour surmonter certaines difficultés, mais ne remplace pas un suivi psychologique lorsque celui-ci est nécessaire.

1. L’éloignement du corps

Que ce soit par l’éducation de nos parents, l’ambiance de la société ou par quelque évènement marquant, on a tous·tes de bonnes raisons de s’être coupé·e du corps, de s’être réfugié·e dans le mental et d’avoir installé des barrières de honte et de peur entre le corps et soi.

Le petit enfant n’en a pas. Il naît en paix avec son corps. En grandissant, il apprend les codes des adultes, par mimétisme ou parce qu’on lui a dit. Au tout petit : « Ne te promène pas tout·e nu·e. » « Ne joue pas avec ton kiki. » Au moyen, peut-être : « Tu es trop gros⋅se. » À l’ado, plus subtilement : « Méfie toi du désir. »

Le corps devient source de honte et, comme tout ce qu’on tient à distance, de peur.

Seulement voilà, en se coupant de son corps, on se coupe d’une partie de soi-même. À vouloir trop le contrôler, on crée du déséquilibre, possiblement des problèmes et lui, il continue d’appeler.

L’Être tend à l’équilibre.
La peur génère le déséquilibre.
La fascination est l’outil de l’Être pour favoriser le rééquilibre.

Comment faire quand j’ai intégré au plus profond de moi-même le contrôle, la honte et la peur du corps ?

« Je considère maintenant mon corps comme mon plus grand ami et guide sur la terre et je réapprends à le respecter, à l'accepter et à l'aimer comme il se doit. » Lise Bourbeau

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2. Revenir au corps

2.1. Comment dépasser la peur ?

Pour dépasser une peur, il faut d’abord la reconnaître. Ça demande de ralentir, de s’observer soi-même. À quels moments apparaît-elle ? Comment se manifeste-t-elle dans le corps ? L’observation des symptômes corporels est facilitée pour qui a l’habitude de l’écouter. Le balayage corporel, ou body scan, le massage en présence et toute pratique qui attire l’attention sur le corps aident grandement.

Il faut ensuite l’accepter, l’accueillir avec bienveillance, c’est à dire ne pas opposer de résistance au fait qu’elle soit là. Reconnaître qu’elle a pu être utile par le passé, entendre son message et enfin, remercier.

Enfin, il faut l’affronter. Il s’agit d’être en pleine présence de ce qui se passe en soi (réactions physiques, pensées…) Se laisser envahir par la peur, jusqu’au bout… jusqu’à constater qu’elle s’en va toute seule !

« Et voici surtout LA grande règle : il est impossible de faire reculer la peur sans descendre dans l’arène. Pour dominer ses peurs, il faut les affronter, très souvent et très régulièrement. »
Christophe André, dans Psychologie de la peur : craintes, angoisses et phobies

Ce processus peut prendre du temps et mérite qu’on s’accorde de la douceur.

La guerrière et la peur (conte zen)

« Il était une fois une jeune guerrière à qui son maître conseilla d’engager le combat contre la peur. Mais elle ne voulait pas le faire. Cela lui semblait trop agressif, effrayant, hostile. Mais le maître finit par la convaincre, non sans lui donner quelques instructions avant la bataille… »

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2.2. Comment se libérer de la honte du corps ?

La honte est une émotion particulière : c’est la seule qui a besoin d’un regard extérieur pour être libérée.

Comme avec la peur, il faut commencer par reconnaître la honte et l’accepter. Comme toutes les émotions, elle a son utilité. En l’occurrence, c’est une émotion sociale qui a pour but de faire appliquer les règles dans un groupe humain en utilisant le levier de la peur du jugement et du rejet.

Ensuite, il faut oser en parler à quelqu’un qui saura accueillir. Le défi avec la honte, c’est qu’on a tendance à la cacher et ça complique la demande d’aide extérieure.

Enfin, il faut s’exposer volontairement, progressivement et régulièrement. Ainsi le cerveau désapprend. Privilégier un cadre bienveillant (sans jugement). Quand la honte survient, être attentif⋅ve :

  • « Où ça se passe dans mon corps ? » (visage, respiration…)
  • « Quelles sont mes pensées ? » (« Je ne suis pas assez ceci ou trop cela », « Il va me juger », « Je voudrais disparaître »…)
Pour chaque émotion, une silhouette humaine colorée par zones en bleu, rouge, jaune selon l'activation ou non de la zone par l'émotion. Par exemple pour la honte, la tête – et particulièrement les joues – est activée. Les jambes sont désactivées.

Carte corporelle des émotions.2
Chaque émotion est reconnaissable à son empreinte dans le corps.

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3. Les massages peuvent-ils aider à accepter son corps ?

Oui, les massages sont un outil efficace de reconnexion au corps. Par le toucher, par la présence, par la bienveillance, les massages agissent sur plusieurs niveaux et aident à se réconcilier avec son corps.

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3.1. Les massages peuvent-ils aider à être en paix avec son image corporelle ?

La sensation intérieure pour habiter le corps

Le massage ajuste indirectement notre point de vue sur notre apparence physique, en rétablissant un lien rompu.

Dans le regard critique qu’on porte sur telle partie qu’on peut trouver laide, difforme, trop grosse, trop petite, etc., il y a du jugement (« tu es moche »), du rejet (« je ne te veux pas »), une absence de lien (« je ne t’aime pas  »).

Ce que le massage va apporter, c’est un rétablissement du lien. Il ramène l’attention vers l’intérieur. Par la sensation corporelle, le toucher va permettre d’habiter la zone qui était jusque là mise à l’écart.

On bascule d’un regard extérieur qui évalue à une sensation intérieure qui unifie.

S’exposer au regard extérieur non-jugeant

Les parties du corps mal aimées ont besoin qu’un regard non jugeant, rempli de tendresse et de douceur, soit posé sur elles, afin de les recharger en amour. Si ce regard ne vient pas de la personne elle-même, alors il peut venir d’une personne extérieure, au moins le temps d’enclencher le cercle vertueux.

« Je suis masseur-kinésithérapeute depuis de longues années. Je sais à quoi ressemblent les gens. Tout le monde est beau sur une table de massage, il n’y a vraiment aucune exception à cette règle. » Dale Favier

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3.2. Les massages peuvent-ils aider à assumer ses parties intimes ?

Les parties sexuelles sont des zones comme les autres. Chaque partie du corps a ses spécificités, son rôle à jouer, et chaque endroit du corps a le droit d’être inclus dans le grand tout.

On les appelle couramment les parties intimes… mais qu’est-ce que ça veut dire ? Que les autres endroits du corps ne sont pas intimes ? Le ventre n’est-il pas une zone hautement intime ? Les cuisses ? Les pieds ? Les mains ?

Le massage tantrique se propose de les réintégrer dans le schéma corporel global, en les massant au même titre que le ventre, les jambes ou le visage.

En les réintégrant comme des parties normales, le massage brise une barrière, un tabou, non pas par des mots et des idées, mais par l’expérience corporelle directe. Le résultat est infiniment plus puissant et contribue à assumer son corps, assumer sa féminité, sa masculinité.

Un groupe de personnes nues, hommes et femmes d'âges et de physiques variés, posent. Elles semblent à l'aise. Textes : « Aimons-nous comme nous sommes », « stopbodyshaming » et le logo de la Fédération française de naturisme.

Aimons-nous comme nous sommes ! #stopbodyshaming

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3.3. Les massages peuvent-ils aider à être à l’aise avec le plaisir du toucher ?

Ressentir du plaisir à recevoir un toucher bienveillant est le mode de fonctionnement normal du corps. Il tend spontanément vers ça s’il n’est pas contraint par autre chose.

Ce qui peut l’en éloigner, c’est la peur (parce qu’il a été mal touché par le passé, pas assez touché, par une croyance que « l’autre est une menace »…), la culpabilité (par association d’idées « plaisir = culpabilité » reçue de l’éducation…) ou autres.

Si ces facteurs de malaise sont tenus à l’écart, le plaisir d’être touché⋅e reviendra de lui-même, que ce soit rapidement ou progressivement, selon les parcours de chacun⋅e.

Le massage offre-t-il un cadre qui permette de dépasser la peur (d’être mal touché⋅e, d’être jugé⋅e…) ou la culpabilité ? Oui, tout-à-fait.

  • Le cadre du massage permet une expérience sécurisée et prévisible. Un certain nombre de règles encadrent la pratique (durée, état d’esprit, déroulement, comportements autorisés ou non…) Elles sont connues par avance et peuvent-être récapitulées en début de séance ou au moment de la prise de rendez-vous.
  • Le praticien est un professionnel, il a l’habitude, il n’y a pas d’enjeu.
  • En travaillant sur le corps, le massage déplace l’attention/l’énergie depuis le mental vers le corps. Ça a pour effet de calmer les pensées, apaiser le mental.
    Or, la peur, la culpabilité viennent précisément du mental, qui lui-même est une compilation des expériences du passé.
    En revenant au corps, on revient au moment présent. On peut faire l’expérience que tout va bien et enregistrer cette nouvelle impression en soi.

En désactivant les inhibitions, le plaisir du toucher revient naturellement. Un cercle vertueux s’engage :

plus souvent on est touché⋅e, plus on a de plaisir à être touché⋅e.

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3.4. Les massages peuvent-ils aider à lâcher prise avec son énergie sexuelle ?

L’énergie sexuelle est bien plus vaste que ce qu’on imagine. C’est elle qui nous fait sortir de notre zone de confort pour aller à la rencontre de l’autre. C’est elle qui nous fait soulever des montagnes lorsque nous « tombons amoureux ».

Carl Jung qualifie l’énergie sexuelle d’« énergie de vie » et considère qu’elle permet les relations, la créativité, les ambitions, la spiritualité, le besoin de connaissances, la recherche de sens…

Gurdjieff dit a son sujet : « Tout ce que font les gens est en liaison avec le sexe : la politique, la religion, l’art, le théâtre, la musique, tout est “sexe”. Croyez-vous que les gens vont à l’église pour prier, ou au théâtre pour voir quelque pièce nouvelle ? Non, ce ne sont là que des prétextes. Le principal, au théâtre aussi bien qu’à l’église, c’est que l’on y peut trouver des femmes ou des hommes. »3

Ainsi, la sexualité génitale n’est qu’un des aspects de l’énergie sexuelle… un aspect qui compte aussi et avec lequel il convient d’être à l’aise pour explorer le tout.

Le massage tantrique offre un espace qui permet de se connecter avec l’expression corporelle de l’énergie sexuelle. Le corps peut mécaniquement « réagir » (ou non), cette manifestation peut être perçue par autrui et explorée avec curiosité par soi-même.

La grande différence avec l’excitation sexuelle habituelle est que pendant un massage, on ne plonge pas dedans en toute inconscience. Ni plonger, ni refouler, mais rester présent·e à ce qui se passe.

La présence consciente et neutre de l’autre (le praticien) permet de lâcher prise et de reconnaître devant témoin : « oui, je suis aussi un être désirant ».

Votre propre présence vous permet l’observation en pleine conscience pour mieux vous connaître et vous accepter.

Changer de point de vue 🤓

« Le problème n’est pas la sexualité, mais la façon dont nous manipulons la connaissance et les jugements, alors qu’en réalité, il n’y a rien à justifier. Il est si difficile pour le mental de poser les armes et d’accepter les choses telles qu’elles sont. Nous possédons tout un jeu de croyances complètement déformées concernant ce que la sexualité devrait être et comment les relations devraient se passer. »
Don Miguel Ruiz, La maîtrise de l’amour.


En lire plus

Bonjour, Je voulais encore vous remercier pour cette expérience libératoire du lâcher prise grâce au massage tantrique. J'ai toujours eu du mal à lâcher prise (complexes, appréhension, stress...) et libérée de tout jugement, de toute anxiété, j'ai pu enfin juste ressentir et laisser mes sens prendre le dessus sans retenue. C'est juste merveilleux. Je ne peux qu'observer après coup, sur le moment je me suis juste laissée envahir par les sensations, c'était tellement intense mais cela m'a un peu mis mal à l'aise par rapport à vous, je ne m'attendais pas à ça... Cela m'a permis de comprendre que cela a toujours été ça la clef, que c'est mon manque de confiance qui m'a empêchée jusqu'ici d'atteindre cet état, j'en suis capable. Et pour m'avoir permis de réaliser ça, merci infiniment.

« Cela m’a permis de comprendre que cela a toujours été ça la clé »
Témoignage SMS d’une (autre) cliente suite à un massage tantrique (publié avec son accord)

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4. Quelles ressources trouver chez Les Mains qui font du bien ?

La posture du praticien

« C’est un grand privilège que de recevoir la confiance d’une personne qui se met “à nu”, et nous confie son “Être”, dans l’attente d’un mieux-être, quel qu’il soit.

La qualité de présence que l’on va offrir à la personne lors d’un massage est déterminante pour que cette dernière se sente plus en sécurité, en confiance avec son corps. L’objectif est que la personne massée se dise que le praticien prend soin de son corps et qu’elle peut relâcher ses pensées. Le praticien en massage bien-être ne juge pas ce qu’il voit ou ce qu’il sent entre ses mains.

Cette présence neutre et bienveillante du praticien est indispensable pour que la personne se sente en confiance et puisse lâcher-prise durant la séance. »

Violaine Putinier, praticienne à Lyon

Il y a peu de relations professionnelles aussi intimes que celle qui s'instaure entre le masseur et son client. On ne masse bien qu'avec le cœur.
Je ne peux pas dire mieux que Violaine Putinier, mais je peux ajouter ceci : œuvrer à un meilleur rapport au corps est vraiment ce qui me motive à faire ce métier. « On ne peut transmettre que ce qu’on connaît. » Or j’ai grandi dans l’idée que nos parts animales devaient être maîtrisées par l’hyper-contrôle plutôt que l’apprivoisement. J’ai appris à reconquérir le pouvoir du corps étape par étape et c’est pourquoi je me propose de le transmettre aujourd’hui.

Quelle que soit le prisme par lequel vous souhaitez vous reconnecter à votre corps, je vous propose de tester le parcours tantrique.

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4.1. Le parcours tantrique

Le parcours tantrique est une formule en 3 séances :

  1. massage californien (tenue libre)
  2. massage californien nu
  3. massage tantrique

Chaque séance offre la possibilité d’un petit entretien sur les besoins, attentes, émotions… et un rapide débriefing en fin de séance.

Prix 240 €, payable en 3 × 80 €.

Le parcours tantrique s’adresse aux personnes qui n’ont jamais reçu de massage tantrique, qui aimeraient franchir ce cap et qui ont besoin de progressivité, de confiance et de douceur.

Gardez en tête qu’il est possible d’interrompre le parcours à tout moment, mais chaque séance reçue reste due au tarif « parcours tantrique ».

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4.2. Massages à la carte

Sinon, les massages à la carte adaptés à une démarche d’acceptation du corps sont :

  • le shiatsu : toucher par pressions successives à travers les vêtements.
  • le massage californien : massage à l’huile par effleurages, pétrissages, pressions. Plus sensuel que le shiatsu.
  • le massage tantrique : similaire au californien mais inclut les parties intimes. Parfait pour embrasser sa féminité ou sa masculinité.
  1. Image extraite de la couverture du livre Ce corps haï et adoré de Marc-Alain Descamps
  2. D’après une étude publiée dans la revue Proceedings of The National Academy of Sciences et menée auprès de 700 volontaires finlandais, suédois et taïwanais.
  3. Fragments d’un enseignement inconnu, Ouspensky